La 11em promotion de l'IFIC a fait son entrée

Le lundi 09 OCtobre 2017, l'institut de formation islamo chretien a fait son entrée. Les ceremonies étaient presidées par le vicaire général Abbé Jean Marie TRAORE, en l'absence de l'archevêque  son éminence Jean Cardianl ZERBO actuellement à Rome.

A 09 h c'était la messe suivi d'une rencontre pour un premier contact dan sla salle de conferenc de l'IFIC. c'était en presence des anciens et nouveaux élèves, le staff de l'institut, quelques associations musulmanes invitées pour la circonstances, des pretres et des srelilgieuses de la ville de Bamako en soutient à l'institut.

L'établissement accueille cette année 12 étudiants des pays  d'afrique central et occidental. Voici le mot de bienvenue du directeur.

Excellence,

Révérends Pères,

Révérendes Sœurs,

Chers partenaires,

Chers invités,

Chers amis,

Chers étudiants,

Toute l’équipe d’administration de l’Institut de Formation Islamo-Chrétienne  (I.F.I.C.) et du Centre Foi et Rencontre (C.F.R.) de Bamako, par ma modeste voix, vous souhaite une chaleureuse bienvenue en ce lieu, à l’occasion de la cérémonie officielle marquant l’entrée de la 11ème promotion des étudiants de l’I.F.I.C.

 En cette heureuse  circonstance, je tiens à vous témoigner toute ma gratitude pour les efforts consentis, afin d’honorer de votre présence cette célébration qui lance l’année académique 2017-2018 de l’I.F.I.C.

« La Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes (Nostra Aetate), promulguée par Paul VI le 28 octobre 1965, a été une des surprises finales du Concile Vatican II, car nul n’y avait songé lors de sa préparation. »[1]

Le 9 décembre 1964, le pape Paul VI écrivait ceci : « Nous n’ignorons pas,..., que les vicissitudes de l’histoire ont, assez souvent dans le passé, opposé les peuples arabes aux peuples d’Occident…La culture occidentale doit beaucoup à la culture arabe ; la réciproque est vraie également…C’est là une loi profonde de la Providence divine qui nous a voulus différents, non pour nous opposer ou pour nous imposer les uns aux autres, mais bien plutôt pour nous compléter les uns les autres sur le plan de la culture et pour nous enrichir de nos diversités mêmes »[2]

Je vous partage ce passage du message du pape Paul VI à la lumière des vicissitudes actuelles des peuples de notre sous-région et du Mali qui nous accueille. Nous sommes au chœur de ce malaise dont parle le pape Paul VI ; il s’agit des évènements malheureux, politiques, économiques et sociaux qui opposent les peuples arabes aux peuples d’Occident. Je constate que nos peuples africains au sud du Sahara sont pris dans ce conflit à cause de leur appartenance religieuse au Christianisme, identifié de façon erroné au monde occidental, et, à l’Islam, identifié de façon erroné au monde arabe. Je suis Burkinabè et Chrétien ; je suis Malienne et musulmane ; nous ne sommes ni des occidentaux ni des arabes. Notre appartenance religieuse ne peut être identifiée qu’à ceci : Je suis Chrétien parce que j’ai rencontré le Christ Jésus ; c’est cette rencontre qui a fait de moi son disciple ; c’est bien cela le sens de « Chrétien » ; de même, je suis Musulman parce que le message coranique m’a éclairé ; de cette rencontre avec le message coranique est né mon adhésion de cœur à soumettre tout mon être à son Auteur Allah.

Comme le dit si bien Paul VI, c’est là une loi profonde de la Providence divine qui nous a voulus différents, non pour nous opposer ou pour nous imposer les uns aux autres, mais bien plutôt pour nous compléter les uns les autres et je dirai sur le plan religieux.

Et voilà l’Esprit prophétique qui a donné naissance à l’I.F.I.C. (Institut de Formation Islamo-Chrétienne)

Un Institut de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) ; créé en 2007 dans l’archidiocèse de  Bamako il a  pour mission de « Former des Formateurs à la Rencontre entre Chrétiens et Musulmans » ; c’est pour cela que le Mali, où cette rencontre se vit déjà, est un choix judicieux.

Cette mission de l’I.F.I.C. est au service des églises d’Afrique francophone ; c’est pourquoi l’Institut est une structure d’église où prêtres, pasteurs, religieux-religieuses et laïcs engagés viennent, mandatés et envoyés par leurs autorités et communautés ecclésiales, acquérir une formation théologique et pastorale pour pouvoir guider d’autres dans l’aventure multiforme de la Rencontre Islamo-Chrétienne.

Depuis deux ans, nous recevons des demandes de nos frères sœurs de musulmans qui désirent suivre des cours de l’I.F.I.C. Nous espérons qu’avec nos partenariat qui se nouent avec nos frères et sœurs musulmans, en particulier l’association Djamaaloula notre premier partenaire dans la formation et l’action, nos frères et sœurs « Témoins du Livre » avec qui nous nous acheminons vers un partenariat, nos frères et sœurs de la communauté Ahmaddiyya, l’examen de ces demandent provenant de nos frères et sœurs musulmans pour être judicieusement fait au profit de la rencontre dans la vérité pour une vie de communion enrichie de la diversité d’expériences religieuses.

C’est pourquoi, à travers une année d’études, l’I.F.I.C. offre, dans un premier temps, une connaissance, la plus objective et la plus détaillée possible, des réalités musulmanes, notamment celles vécues par les musulmans africains ; et dans un second temps, une approche positive de ces réalités et un cadre de réflexion chrétienne sur elles.

L’I.F.I.C., comme le disait Mgr. Zerbo, est une école de formation de personnes ressources, dont la mission sera d’allumer et de maintenir vivante autour d’elle le flambeau du dialogue interreligieux, un dialogue au service de la paix entre les peuples.

Cette année, l’I.F.I.C. accueille 13 étudiants grâce au soutien de nos partenaires financiers dont Missio München, la Fondation pour les Autres et l’engagement pastoral de pasteurs d’églises dont le Cardinal Zerbo, l’évêque de San, de Koudougou et de Niamey, le pasteur Gomis au Sénégal, le pasteur Enoch et Yaya Paul du Mali.

Je m’en vais vous présenter les étudiants très brièvement :

Vous avez remarqué qu’il y a des étudiants venus de l’extérieur du Mali ; leur présence à l’I.F.I.C. est rendue possible cette année grâce à l’hospitalité de la paroisse Ste Monique de Badalabougou, merci à mon frère Ab. Moïse curé de la dite paroisse ainsi qu’à toute sa communauté presbytérale et ecclésiale ; cette 11ème promotion a la grâce d’accueillir deux dames venues de l’extérieur ; elles aussi peuvent vivre l’expérience singulière de l’I.F.I.C. grâce à l’hospitalité de la congrégation des Filles du Cœur Immaculé de Marie (FCIM) ; bien chère mère Théra veuillez recevoir ici, notre gratitude pour votre fidèle hospitalité ; et transmettez nos remerciements à la communauté de Lafiabugu et de Nthomikorobugu. Merci pour votre hospitalité profondément africaine et malienne.

Alea jak ta es

Les dés sont jetés : la 11ème promotion est constituée ; comme d’habitude elle pose, de par sa diversité culturelle, d’expériences sociales… un grand défi au staff enseignant qui est lui aussi heureusement riche de diversité culturelle, d’expériences pastorales et de vie. Il a été renforcé d’un nouveau membre. Nous disons merci au Conseil général des Missionnaires d’Afrique pour ce renfort envoyé à l’I.F.I.C.

Très brièvement le staff administratif et enseignant :

Staff administratif : P. Adrien Mamadou Sawadogo, directeur, Ab. Lucas Sanou, directeur des études, P. Adrien Uwiringira, gestionnaire ; ce staff est étroitement soutenu par le P. Ha-Jo Lohre et renforcé par le P. Pascal Kapilimba qui vient juste de joindre la communauté missionnaire d’Afrique qui a la charge de l’I.F.I.C..

Staff  enseignant :

P. Jupp Stamer, pionnier de l’I.F.I.C., un vrai ; Ab. Lucas Sanou, pilule traumatisante de certains étudiants à cause de son cours d’arabe, Sœur Paolo Barbierato, merci pour ton engagement et merci à ta congrégation (SMIRP), P. Pascal Kapilimba, Ab. Kizito Togo, qui malgré son programme chargé au Séminaire de Samaya parvenait à aider l’I.F.I.C. et cette année malgré la distance, il accepte de nous aider, merci mon frère ; ces enseignants sont soutenus par deux enseignants invités : P. Bonvaventure Benjamin Mwenda, directeur de l’IBLA (Institut des Belles Lettres Arabes) et le P. Anselme Kassoum Tarpaga, provincial du Maghreb.

A l’exception de M. l’Ab. Kizito Togo qui donne le cours d’introduction aux religions traditionnelles africaines, tous les enseignants de l’I.F.I.C. sont formés à l’Institut Pontifical pour les Etudes Arabe et Islamique (PISAI) basé à Rome et sous la responsabilité de la Société des Missionnaires d’Afrique (pères blancs).

Biens chers étudiants, vous avez pris connaissance de l’Institut qui vous accueille et de sa mission ; donc de ce que sera votre quête durant toute cette année académique. Puisse cette année académique faire de chacun et chacune, un vecteur et ouvrier du dialogue entre les chrétiens et nos frères et sœurs musulmans pour une diversité religieuse dans la communion de vie afin que naissent un monde de paix riche de sa diversité et fortifié par elle.

Merci à vous, chers amis et invités d’être venus soutenir l’I.F.I.C. dans sa mission au service de la connaissance mutuelle pour la paix d’une société plurielle.

Et que l’Esprit du Dieu Unique anime et accompagne toute l’année académique.

Merci de votre attention.



[1] Maurice Borrmans, « Dialogue islamo-chrétien à temps et contretemps », Ed. Saint Paul, Versailles, 2002, pg. 147.

[2] Maurice Borrmans, pg. 157.

 

 

 

 

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